Generation's gap...

Generation's gap...
Elle parle ...parle ...parle !
Mais je l'écoute pas. Je l'entends même pas. Toute façon c'et toujours la même rengaine...y'en a marre.
<< C'est pas ça la vie...Mais dans quel monde tu vis? Tu n'as aucun sens des responsabilités...Tu ne te rends même pas compte des dangers. Ecoute moi quand je te parle! Je suis ta mère et je ne veux que ton bien. Obéis pour une fois !!! >>
Et patati et patata....
Je la regarde s'égosiller devant moi et elle me fait pitié. Tout son bavardage me passe au dessus de la tête. Je ne l'écoute même plus. J'en ai marre !J'irais à cette fête de toutes façon...pour une fois qu'on m'invite ! Si elle pense que je vais rester coucher dans mon lit comme une sainte nitouche....HUM ! Elle se met le doigt dans l'oeil.
C'est pas ses bavardages qui vont m'en dissuader. Si elle ne me donne pas sa permission, j'irais sans sa permission.
Ce qui m'énerve le plus c'est que cette fois mon père est O.K. Parce que d'habitude c'est lui qui ne veux pas que je sorte le soir. Mais là il est O.K. ! Et maintenant c'est elle qui la ramène.
Toutes façons j'irais !
Apres le dînner, je leurs dis bonne nuit et je monte me coucher...et là elle me sort :
<< Je sais que tu es triste chérie...Mais c'est pour ton bien. Je t'aime...>>
Je réponds même pas! Je ne proteste même pas parce que toutes façons j'irais !
23H30...Ils dorment tous les deux!
je descend l'escalier, les pieds nus avec mes mules dans la main gauche et mon sac dans la droite.
Devant la porte je pose mon sac et mes mules. Je cherche les clés dans la poche de mon jean pour l'ouvrir.
<< Hum..Hum..tu veux de l'aide ? >>
C'est ma mère, elle me regarde sans colère, avec déception...
J'ai ouvert la porte,j'ai ramassé mes mules et mon sac et je me suis retournée.
<< Merci, je n'en veux pas ! Tu le fais exprès de me gâcher ma vie ! Ça te plait ? Je te hais tu entends ?? Je te hais !! >>
Je suis sorti en claquant la porte derrière moi.
Non, je ne la hais pas. Ma mère je l'aime...je ne sais même pas pourquoi je lui ai dit ça.
5H45...Je rentre chez moi. Cette fête a été trop bien ! Je regrette pas d'avoir tenu tête à ma mère...Enfin si un peu quand même.
J'imagine ce que je vais prendre arrivée chez moi...c'est certain qu'ils ne me feront pas de cadeaux. Mais il faut dire que j'y suis allée un peu fort aussi. Je vais plus la ramener pendant un certain temps
Je suis à moins d'une rue de chez moi. Je vais dire à ma mère que je l'aime...Je t'aime maman !
Tiens, une ambulance... qu'est ce qu'elle fait devant la maison ?
Mon père assis sur le porche, le visage fermé.
Qu'est ce qui s'est passé ? Qu'est ce qui se passe ?
Ce brancard, ce corps recouvert d'un drap blanc...
Non, non, non, Qu'est ce qui se passe ?
J'ai peur, je me précipite dans les bras de mon père...

<< Papa... ? >>

Je regarde mon père, je ne veux pas croire, je ne veux pas comprendre. J'ai peur de savoir...

<< Chérie, ta mère... Elle... Je suis désolé >>

Maman, je t'aime...

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 13:51

Modifié le mardi 20 mai 2008 16:10

.........................................................................*PeUr..........pEuR*....................................................................

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Je tire nerveusement sur ma minijupe en marchant...C'est pas qu'elle soit vraiment courte, mais là, dans cette ruelle, à cette heure elle me semble plus courte que d'habitude, trop courte même. Je marche de plus en plus vite... je sens une présence derrière moi. J'accélère, j'ai peur de courir, et d'entendre quelqu'un me poursuivre. J'ai peur de me retourner et de voir quelqu'un. Alors je marche, toujours plus vite, en tirant sur cette saleté de jupe qui remonte, et en regardant résolument droit devant moi.

J'entends des pas derrière moi. J'ai de plus en plus de mal à respirer. Quelqu'un me suis. J'en suis sur. Il se rapproche, c'est un homme je le sens...je me met à trottiner. Je tourne rapidement la tête. C'est un homme ! En plus il a une batte. Mon Dieu...Je me mets à courir. Je sens ma jupe remonter sur mes cuisses, mais peu m'importe, j'accélère.

J'entends quelque chose tomber. Il a dut perdre sa batte. C'est ma chance ! J'accélère encore. Le temps qu'il la ramasse j'aurais pris de l'avance. Je cours, vite, plus vite. Je n'ai plus d'air dans les poumons. J'ai du mal à inspirer. Pourvu que je lui échappe. Je me retourne. Il est à quelques mètres, il court lui aussi. Oh non ! Il me rattrape...Je n'arrive plus a courir...Il est à moins d'un mètre. Mes jambes ne m'obéissent plus.

Je sens sa main se refermer sur mon épaule. Il m'oblige à faire volte-face. J'essais de lui donner des coups de pieds, de le mordre, de le griffer....mais rien. Je suis paralysée. Il me tient par les épaules. J'essais de reprendre mon souffle. Le noir m'empêche de voir son visage, mais je devine son air cruel, pervers. Oh mon Dieu...pourquoi moi ?
« Ne me faite pas mal...je vous en prie. »
Pourquoi j'ai dit ça ?...J'aimerais l'injurier, lui faire mal avec mes mots...J'aimerais tellement.
Il rit. Il a rit.
« N'ai pas peur ». Il rit encore. « Je ne vais pas te faire mal...». Il me tient toujours. Pourvu qu'il ne me tue pas. Mon Dieu sauvez moi.


« Tu a laissé tomber ton cellulaire tout à l'heure...quand tu a piqué ton sprint »
Il me tient d'une main et de l'autre sort un Samsung rose de sa poche. Mon Samsung rose...machinalement je le lui prends. Il me lâche. Ma voix tremble encore quand je murmure : « Merci.. »

# Posté le lundi 24 septembre 2007 07:46

Modifié le mardi 20 mai 2008 16:09

**** Il était temps !!!! non? ****

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Je sais...Je suis restée absente bien longtemps ! J'ai même eu du mal a me souvenir de l'adresse de mon SkY.
Pour vous rassurez, je n'ai pas été kidnappée a cause de mon trop grand tallent qui suscite bien des jalousies, je ne suis pas non plus morte puis ressuscitée (je ne suis pas la fille de Marie et de Joseph, mais la fille d'Esther et de Karamoko.). C'est une raison beaucoup plus commune qui m'a éloignée de vous : LA PARESSE !!
Eh oui ! Aussi géniale que je sois je ne suis pas à l'abri de ce vice.... Oh j'ai honte !
Mais bon oublions tous ces mois d'absence et réjouissons nous de nos retrouvailles.

Pour vous j'écris une nouvelle beaucoup plus longue...Je la posterais par épisodes. Elle s'intitule **MY BABY** ! J'espère que vous apprécierez !


Allez Bisous, je retourne dormir !

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****  Il était temps !!!! non?  ****

# Posté le dimanche 30 mars 2008 08:30

Modifié le mardi 20 mai 2008 16:09

My BaBy ------ Intro et épisode n°1

My BaBy ------ Intro et épisode n°1
My BaBy...

***


Ses cheveux étaient collés à son visage inondé de sueur. Elle essayait de reprendre son souffle en haletant. Son visage penché au dessus des toilettes et ses mains agrippées à la cuvette froide. Les minutes qu'elle venait de passer à vomir l'avaient vidée et elle se redressa en chancelant. Elle avança vers le lavabo, ouvrit le robinet, s'aspergea le visage d'eau froide et se rinça la bouche. L'eau froide lui fit énormément de bien. Et c'est avec une démarche plus sur qu'elle sortit de la douche après avoir éteint la lumière. Elle s'effondra sur son matelas en soupirant, tourna la tête vers le réveil électronique au pied de son lit et lu « 4h30 ». Après trente minutes à se tourner et se retourner, elle finit pas se rendormir.


***


Opale pénétra en criant dans la chambre de laetitia. « Debout ma vieille, il est bientôt 10h ». Elle s'assit sur le lit de sa colocataire et entreprit de la réveiller en la secouant. Opale et Laetitia partageaient le même appartement depuis plus de deux ans. Ce à cause de la crise du logement à Abidjan. Et si il n'y avait pas eu cette difficulté de trouver un appartement décent avec un loyer correct dans cette ville et les petites annonces sur Internet pour des propositions de colocation, les deux jeunes filles auraient eues peu de chances de se rencontrer. Car elles étaient de natures diamétralement opposées.
Opales était très exubérante et enthousiaste. Pleine d'énergie, elle était cependant aussi prompte à rire qu'à pleurer. A l'opposé, Laetitia était calme, réfléchie, et des deux elle représentait la voie de la raison. Elle possédait tout de même un caractère bien trempé et ne se laissait pas marcher sur les pieds. Opale avait quasiment réveillé Laetitia qui émettait quelques grognements de protestation. Mais elle finit par céder et s'assit à coté d'Opale, les yeux bouffis et les cheveux en bataille.
« Allez, Allez, on va se laver ! Hop, dit en riant Opale à son amie
- Hum..grumpf....huuum, essaya d'articuler en vain Laetitia encore abrutie par le sommeil.
- Oui, on en discutera plus tard, ironisa Opale. Pour l'instant dans la douche. C'est notre premier jour de vacances, il faut qu'on profite de chaque minute, conclut elle. » Opale sortit de la chambre de sa colocataire comme elle y était entré, avec fracas ! Laetitia acheva de se réveiller avec une douche froide et tandis qu'elle s'essuyait, les évènements de cette nuit lui revinrent en mémoire. C'était la troisième fois qu'elle vomissait en dix jours. Ça devenait inquiétant, elle envisagea d'aller voir un médecin.
« Notre premier jour de vacances », lui avait dit Opale. En effet, cette année elle avait forcé pour faire coïncider ses deux semaines de congé avec celles de son amie. Et pour Laetitia ce serait deux merveilleuses semaines qui allaient lui faire oublier la routine de son travail. Elle occupait depuis trois ans à Imprisud, un poste plus ou moins convenable qu'elle avait intégré à 25ans après sa maîtrise en marketing et communication. Même si elle gagnait un peu mieux sa vie qu'Opale, Laetitia enviait la liberté que son travail lui procurait. Son amie était institutrice dans une école primaire à quelques rues de leur immeuble. Mais elle donnait aussi des cours de dessin bénévolement dans un centre aéré. Opale tenait son amour pour l'art de son père écrivain et de sa mère peintre.
La perspective des deux semaines de congé fit oublier à Laetitia sa résolution d'aller voir un médecin. Elle se concentra plutôt sur sa tenue d'aujourd'hui.
Métisse, les traits fins et les cheveux joliment bouclés, elle choisit des leggings noirs, une minirobe blanche et des boucles rouges qui mettaient en valeur sa carnation.



# Posté le samedi 05 avril 2008 11:14

Modifié le samedi 05 avril 2008 11:39

My BaBy ------ Episode n°2

My BaBy ------ Episode n°2
La perspective des deux semaines de congé fit oublier à Laetitia sa résolution d'aller voir un médecin. Elle se concentra plutôt sur sa tenue d'aujourd'hui.
Métisse, les traits fins et les cheveux joliment bouclés, elle choisit des leggings noirs, une minirobe blanche et des boucles rouges qui mettaient en valeur sa carnation.
Sa colocataire, pendant ce temps, s'activait à la cuisine. La recette d'un fondant au chocolat donnait à Opale du fil à retordre. Elle s'était de toute évidence trompée dans les mesures et avait obtenu une pâte beaucoup trop épaisse, trop sucrée et pardessus tout, pleine de grumeaux. Lorsque Laetitia pénétra dans la cuisine, fin prête, elle trouva Opale assise sur une chaise fixant avec désespoir un bol plein d'une substance brune assez bizarroïde.
« Qu'est ce que c'est que ça Opale ?
- Hum !! Ça, c'est un fondant au chocolat, lui répondit avec ironie Opale
- Excuse moi, mais j'en doute fort, renchérit Laetitia en posant un regard sceptique sur le bol et son contenu.
- Bon, J'avoue. J'ignore moi-même ce que c'est, dit Opale en riant. Finalement, je crois que nous allons nous contenter de Corn Flakes pour ce matin.
- C'est beaucoup plus sage en effet, conclut Laetitia, se tordant de rire.
Tandis qu'Opale jetait à la poubelle ce qui aurait du être leur petit déjeuner, Laetitia sortait les Corn Flakes et le lait.
- Il faudrait faire les courses, nous n'avons presque plus rien, fit remarqué Laetitia en refermant le frigidaire
- Oui oui, acquiesça Opale d'un air distrait. Mais dis moi, tu as encore vomi cette nuit ? J'ai entendu du bruit dans la douche ... continua-t-elle en regardant Laetitia d'un air inquiet.
- Humf oui j'y ai pensé tout à l'heure, c'est la troisième fois. Je pense que je vais allez voir un médecin, lui répondit son amie.
- Ou alors ... tu penses à allez à CHICCO acheter un berceau et des couches, renchérit Opale qui se mit à marcher dans la cuisine en se cambrant et se caressant le ventre.
Laetitia éclata de rire pour la deuxième fois ce matin.
- Tu es vraiment une idiote, dit elle. Ce n'est pas dans nos projets immédiats à Kevin et moi.
- En parlant de Kevin, c'est pour lui que tu brilles comme ça? Tu vas le voir?
- Voyons tu sais que je n'aime que toi, lui répondit Laetitia en battant des cils.
- Pfff...Soupira Opale prenant un air faussement dépité, Je crois que tu as du vomir ton cerveau avec ton dîner cette ... »
Le DRIING qui retentit dans le salon l'interrompit...

# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:39

Modifié le mercredi 14 mai 2008 09:01